Le groupe de pirates activistes Anonymous a lancé la nuit du dimanche 02
janvier une vague d’attaques DDos et de piratage visant les principaux sites gouvernementaux tunisiens. Pendant quelques heures, des sites comme Carthage.tn (site de la présidence), bvmt.com.tn
(site de la bourse de Tunis), ati.tn (agence tunisienne de l’internet), ministeres.tn et tunisia.gov.tn étaient indisponibles pendant quelques heures, à tour de rôle.
« Opération : Tunisia » pour forcer Tunis à « libérer le Net »
Sur AnonNews.org, un forum en ligne pour les « hacktivists » (contraction de hacker et activiste), voici la déclaration qui a été publiée dans ce qui est maintenant connu sous le nom de code « Operation : Tunisia » :
« Le temps de la vérité est arrivé. Le temps où les gens s'expriment librement et peuvent être entendus n'importe où dans le monde.
Le gouvernement tunisien veut contrôler le présent avec des mensonges et de la désinformation, pour contrôler le futur en dissimulant la vérité à ses citoyens.
Nous ne resterons pas silencieux tandis que ceci a lieu. Anonymous a entendu la demande de liberté des Tunisiens.
Anonymous est prêt à aider les Tunisiens dans leur combat contre l'oppression. On y arrivera. On y arrivera.
Ceci est avertissement au gouvernement tunisien : les attaques contre la liberté d'expression et d'information de ses citoyens ne seront pas tolérées.
Toute organisation impliquée dans la censure sera visée, et ne sera pas en paix tant que le gouvernement tunisien n'entendra pas la demande de liberté de son peuple. Il appartient au gouvernement tunisien de mettre un terme à cette situation.
Libérez le Net, et les attaques cesseront, continuez, et ceci n'est que le début. »
Une liste des sites du gouvernement tunisien piratés par le groupe Anonymous a même été mise en ligne.
Selon des militants qui se trouvent en Tunisie, la contre-attaque du gouvernement tunisien a touché des activistes, des avocats et des journalistes.
En guise de représailles les censeurs du ministère de l'intérieur, surnommés « Ammar » par les internautes, s'attaquent aux comptes Internet de militants tunisiens dans le contexte des troubles sociaux que connait le pays.
Lundi, des cyber-activistes tunisiens ont annoncé que le gouvernement avait piraté leurs comptes e-mails, leurs blogs et leurs profils sur les réseaux sociaux afin de les supprimer. Il semble s'agir de représailles après une autre cyber-attaque, celle du groupe de hackers Anonymous, qui ont piraté des sites et portails internet clé du gouvernement tunisien.
Le piratage de comptes n'a rien de nouveau en Tunisie, ses dissidents politiques connaissent bien ce moyen de pression.

Plusieurs experts qui travaillent sur ce ver (stxnet) pensent que le réacteur Iranien de Bushehr était la cible. Le ver informatique très sophistiqué qui s'est propagé en Iran, Indonésie et
Inde a été élaboré pour détruire un seul objectif: le réacteur nucléaire de Bushehr en Iran. C'est le consensus qui se dégage des experts en sécurité qui ont examiné Stuxnet. Ces dernières
semaines, ils ont cassé le code de chiffrement du programme et ont observé la façon dont le ver fonctionne dans des environnements de test. Les chercheurs s'accordent sur le fait que Stuxnet a
été conçu par un attaquant très sophistiqué - peut-être un État - et il a été imaginé pour détruire quelque chose de grand. Bien que son développement date d'un an, Stuxnet a été découvert en
juillet 2010, dans des ordinateurs appartenant à un client iranien vendus par une entreprise Biélorusse de sécurité. Dès lors, il a fait l'objet d'étude par des chercheurs en sécurité attirés par
la sophistication de l'attaque. Maintenant, après des mois de spéculation, quelques-uns des chercheurs qui connaissent mieux Stuxnet, pensent connaître la cible du ver. La semaine dernière, Ralph
Langner, un expert très respecté sur la sécurité des systèmes industriels, a publié une analyse du logiciel, qui vise les systèmes logiciels Siemens. Il a suggéré lui aussi la même cible finale.
Les experts avaient d'abord pensé que Stuxnet avait été écrit pour voler des secrets industriels - des formules qui ont pu être utilisés pour construire des produits contrefaits. Mais Ralph
Langner a trouvé quelque chose de très différent. Le ver recherche effectivement des paramètres très précis des systèmes Scada, notamment ceux de Siemens - une sorte d'empreinte digitale intégrer
à un dispositif de contrôleur logique programmable (PLC) - et puis il injecte son propre code dans ce système. Le chercheur doit présenter ses conclusions lors d'une conférence de sécurité à huis
clos dans le Maryland, cette semaine, qui comprendra également une discussion technique des ingénieurs de Siemens. Des soupçons et un consensus Concernant l'objectif, il semble que l'usine
iranienne d'enrichissement d'uranium ait subi quelques ralentissements, quelques semaines après la naissance officielle de Stuxnet. Par ailleurs des photos montrent, que cette centrale était
équipée de système Siemens. Ralph Langner pense qu'il est possible que Bushehr pourrait avoir été infecté par l'entrepreneur russe qui est en train de construire l'installation, JSC
Atomstroyexport. Récemment ce dernier avait vu son site Web piraté et certaines de ses pages web sont toujours bloquées par les logiciels de sécurité, car ils sont connus pour héberger des
logiciels malveillants. Ce n'est pas un signe rassurant pour une société s'occupant d'intérêts nucléaires. De son côté, Eric Byres, un expert en sécurité de systèmes industriels a suivi Stuxnet
depuis qu'il a été découvert. Au début, il le pensait conçu pour espionnage, mais après avoir lu l'analyse de Ralph Langner, il a changé d'avis. Une des éléments importants trouvés est que
Stuxnet identifie enfin sa cible, il apporte des modifications à un morceau de code que Siemens appelle « Organisational Block 35 ». Cette composante surveille les opérations critiques d'une
usine - qui ont besoin d'un temps de réponse de 100 millisecondes. En modifiant ce bloc, le ver peut facilement bloquer des centrifugeuses d'une usine de retraitement, mais elle pourrait être
utilisée pour frapper d'autres cibles, explique Eric Byres et d'ajouter « la seule chose que je peux dire, c'est que c'est quelque chose conçu pour détruire ». La création de Stuxnet a engendré
quatre attaques de type zero-day et un système de communications peer-to-peer, compromettant les certificats numériques appartenant à Realtek Semiconductor et JMicron Technology. Il dispose d'une
connaissance approfondie des systèmes industriels et ne correspond pas au travail d'un hacker lambda. L'année dernière, des rumeurs ont estimé qu'Israël pourrait engager une cyber-attaque contre
les installations nucléaires de l'Iran. Les représentants du gouvernement iranien n'ont pas commenté ces différentes informations, mais des sources au sein du pays disent que l'Iran a été
durement touché par le ver. Lors de sa découverte, 60% des ordinateurs infectés par Stuxnet étaient situés en Iran, selon Symantec. Nonobstant, Ralph Langner prévient « le problème n'est plus
Stuxnet qui est de l'histoire ancienne. Le problème, c'est la prochaine génération de logiciels malveillants qui vont en découler ».
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